Le jeune chrétien et la fête de la jeunesse

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Dans le monde comme au sein de notre pays, la beauté réside dans la diversité. Nous sommes des êtres humains de différents milieux, âges, foi, croyances, cultures, nationalités, classes, races et ethnicités. Les multiples idées traditions et pratiques selon lesquelles nous agissons chaque jour que Dieu fait constituent la riche mosaïque de notre société. Ce qui caractérise le jeune chrétien face à la fête de la jeunesse c’est son esprit d’initiative, et il se ferait encore plus élogieux que nous, jeune chrétien, nous engageons à rayonner de la Lumière du Christ où que nous soyons. C’est celui-là qui ne craint pas à vivre sa foi même au cœur du monde juvénile en proie, aujourd’hui plus qu’hier, à de graves crises qui le rongent du dedans et l’exposent à la déroute. Très galvanisants sont ces propos du Pape émérite Benoît XVI à notre endroit : « Chers jeunes : n’ayez pas peur du Christ ! Il n’enlève rien, et il donne tout. Celui qui se donne à lui, reçoit le centuple oui, ouvrez, ouvrez tout grand les portes au Christ et vous trouverez la vie ». Pour ainsi tisonner le feu de notre engagement, de notre patriotisme face à la fête de la jeunesse, le chrétien est et restera le meilleur patriote de tous les temps puisque le patriotisme se confond à la foi. Nous sommes tous différents à bien des égards et pourtant la majorité d’entre nous s’accordent sur un principe capital présent dans la Bible et dans bien d’autres textes religieux : « Nous sommes tous crées égaux à l’image de Dieu ». L’égalité est un pilier de notre foi mais aussi un droit humain fondamental. Face à la fête de la jeunesse, une société juste accepterait et intégrerait tout le monde, réalisant le concept d’un accès universel à l’éducation, à l’emploi et à tout ce qui nous permet de mener une vie saine et heureuse dans la sécurité, la dignité et le respect. De même le chrétien dans son agir exemplaire aperçoit son Christ en tout homme, le patriote aperçoit en tout compatriote le génie même de son pays. D’où le thème de la 51ème fête de la jeunesse : « jeunesse et défis de la construction d’une nation exemplaire, indivisible, forte et émergente ». Le jeune chrétien est ainsi conscient de sa mission qui est celle de faire rayonner l’idéal patriotique ; d’où l’effet panégyrique de qualificatif, le jeune chrétien est le maillon, la référence, le consulteur de tout l’univers. Il porte constamment en soi l’idéal multiforme de tout ce que la vie peut lui demander à n’importe quelle minute ; concentré ainsi dans les réalisations, il se donne d’un total effort, il accomplit selon sa plénitude les heures de son existence et la foi patriotique se confond avec la foi religieuse. La fête de la jeunesse est ainsi une plateforme où le jeune chrétien manifeste son acte patriotique et civique pour un avenir plein d’espoir et positif. Le civisme est inséparable de l’amour de la patrie. Ceci inclut les ressources et les outils qui l’aide à avoir foi en l’avenir ; qui lui permet de construire sa conscience de soi ; et qui lui permet de prendre en charge son avenir en tant qu’individu. Nous constatons tous que le jeune chrétien et la fête de la jeunesse ont un cordon ombilical intime vu même le thème de la fête : « jeunesse et défis de la construction d’une nation exemplaire, indivisible, forte et émergente ». Le jeune chrétien aspire donc à un pays qui est :
– Prospère, inclusif et construit sur les pratiques de développement durable
– Uni et intégré
– Respectueux des principes démocratiques, des droits humains et de la justice
– Sécurisé et en paix avec lui même
– Imprégner de forte identité, valeurs et éthiques culturelles
– Axé sur les processus de développement humain, notamment en maximisant sur le potentiel offert par sa jeunesse et ses femmes
– Un acteur et partenaire mondial influent. En toile de fond, le jeune chrétien dans son amour inclusif, face à cette fête de la jeunesse, est le catalyseur, le nerf céphalo-rachidien du changement. Nous encourageons ainsi toute la nation à retrouver le sens d’un patriotisme chrétien ; car l’amour de la patrie est un devoir de charité. De ce fait, cherchons autant que faire se peut à soutenir ceux qui œuvrent pour le bien commun ; à exercer sous la crainte de L’Eternel le leadership transformateur qui favorisera l’ouverture et l’intégration, préservera la paix, la justice et la compréhension mutuelle, afin de ne laisser personne sur le bord du chemin.

ALAIN DJEUKWE TATLA (Président YMCA/UCJG Branche du NDE)

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