-Monsieur le ministre, que ressentez-vous au moment où s’achèvent ces funérailles qui ont mis trois jours ici à Badenkop ? 

Jean Claude Mbwentchou : La joie d’un travail bien accompli par tous les membres du comité d’organisation, placés sous la supervision géné- rale du Patriarche Marcel Niat Njifenji, président du Sénat. Il y a un mois, personne d’entre nous ne prédisait ce succès.  Je suis un président de Coordination entièrement comblé. Pour avoir atteint les objectifs à nous assignés par le superviseur  général S.E Marcel Niat Njifenji. Je saisis cette occasion pour tirer un coup de chapeau sans précédant, aux 11 présidents de commissions,  qui ont travaillé d’arrache-pied, de jour comme de nuit, depuis l’annonce de ce grand événement. Je suis également comblé par l’engagement  de nos gardiens des traditions, les chefs traditionnels de l’Ouest qui ont apporté une touche particulière à l’organisation de ces funérailles. Que dire des Reines-mères de l’Ouest ! Des groupes des danses traditionnelles !  Ils ont été à la hauteur et je suis émus et satisfait de leurs prestations. Vous voyez la mobilisation qu’il y a eu ici à Badenkop. Ils sont venus des quatre coins du pays pour participer à cet événement. Il n’y avait plus de places assises. Tout s’est déroulé sans anicroche. C’était exceptionnel !

– Monsieur le ministre, pourquoi les élites et les populations de l’Ouest se sont-elles massivement mobilisées autour de l’événement ? 

Jean Claude Mbwentchou : Maman Rosette Mboutchouang, n’était pas n’importe qui dans la sphère sociopolitique du Cameroun. Mère de la Première Dame Madame Chantal Biya, elle a accepté d’avoir pour compagnon de vie un fils de l’Ouest. Elle a accepté d’être maire de Bangou. Pendant son mandat, elle s’est engagé corps et âme pour apporter du sourire aux populations des Hauts-Plateaux et de l’Ouest, à travers des gros investissements, à caractère social. Elle s’est retirée de la scène de façon inattendue. Fallait-il que les filles et fils de l’Ouest, qu’elle a aimés et servis restent muets et insensibles ? Non ! Voilà pour quoi l’organisation de ces funérailles. Pour témoigner notre sincère gratitude à cette Dame de cœur, cette Dame de développement, qui a offert, en si peu de temps, beaucoup de bonnes choses à l’Ouest. Je rappelle, pour que nul n’oublie, Mefe Siligap Mboutchouang Rosette Marie, était Reine-mère de  la chefferie supérieure Badenkop et de toute  la Région de l’Ouest. Et les usages traditionnels exigent que des funérailles soient organisées, pour magnifier, une telle figure qui restera dans les annales de l’histoire de notre pays

– Comment avez-vous trouvé le contenu des festivités ? 

Jean Claude Mbwentchou : Formidable et très coloré ! Avec un côté culturel exceptionnel et digne des événements des grands jours. Pour la toute première fois à l’Ouest, on a vu le groupe traditionnel Essani Beti danser, venu du Centre. Le tour des funérailles a connu les prestations remarquables de  la famille du Dja et Lobo ; de la belle-famille de Nanga Eboko, de l’Est, de Dimako,  de Mbang. Les femmes du CERAC, du RDPC ont fait une démonstration de force, les reines-mères de l’Ouest ont apporté de la couleur sur le plan traditionnel, les membres de la société secrète de la chefferie supérieure badenkop ont séduit le public, le groupe de danse du NordOuest a émerveillé tout le monde. Je ne saurais parler du contenu des festivités sans évoquer la présence de plus de 50 membres du gouvernement et assimilés à la tribune. Les délégations du Nord-ouest, du Sud-Ouest, du Sud du Littoral ont rehaussé l’image des funérailles. Pour ses Bonnes Œuvres, Mefe Siligap Mboutchouang Rosette Marie, méritait, cette mobilisation, que je qualifie d’exceptionnel.

– Que dites-vous, pour finir, au moment où tout le monde quitte Badenkop ? 

Jean Claude Mbwentchou : En premier lieu,mes propos vont à l’endroit du Couple Prési- dentiel Madame Chantal Biya et S.E Paul Biya, Président de la République. Mille fois merci pour leur implication personnelle, pour tout le soutien, qu’ils ont consenti pour la réussite totale de cette cérémonie. Au nom de tout le comité d’organisation,  je remercie l’Evêque du Diocèse de Bafoussam  Mgr Dieudonné Watio et l’Evêque auxiliaire Mgr Emmanuel Dassi et tout le Clergé, pour leur encadrement spirituel, car nous avons placé ces funérailles sous la protection de Dieu.

A tous ceux qui ont effectué le déplacement de Bangou et de Badenkop, je leur dis, au nom du comité d’organisation, merci. Merci aux autorités administratives de l’Ouest pour toutes les dispositions qu’elles ont prises. Merci aux forces de sécurité pour le travail abattu. Merci à ENEO pour l’énergie électrique disponible sur tous  les sites, merci à CAMWATER pour l’eau potable. Merci aux chefs traditionnels pour leur apport. Merci aux forces vives de l’Ouest pour leurs contributions multiformes  au succès de cet événement. Au risque de blesser sa modestie, permettez-moi de dire sincèrement merci au Patriarche Niat Njifenji, président du Sénat, et superviseur général du comité d’organisation, pour tous ses conseils et  soutiens, sa contribution inoubliable et plurielle, qui nous ont aidés à bien organiser cette cérémonie. Merci à toutes les délégations venues des quatre coins du Cameroun.

La Rédaction

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