Hommage

Marcel NIAT NJIFENJI, le parcours exceptionnel d’un homme charismatique au service d’un peuple.

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1965

      S’il y a un homme qui force le respect en ce moment dans le département
du Ndé, c’est bien le patriarche Marcel NIAT NJIFENJI. Alors qu’il est en pleine
phase de regain de forme, le digne fils du Ndé en se positionnant                   2è personnalité de la république fait honneur à tout un peuple et tout un pays. Un exploit réussi grâce aux efforts de l’ingénieur des Ponts et Chaussées Marcel NIAT Njifenji, l’homme qui a donné de son temps et de son énergie pour
accomplir l’oeuvre culturelle du Ndé à travers le festival Medumba.        Portrait.
« Une personnalité très charismatique, un homme posé et puissant, qui sait apprécier la compétence et l’efficacité et s’appuyer sur ses collaborateurs en accordant une large délégation de pouvoirs ». Ces propos sont tirés du Mémoire d’un haut fonctionnaire affecté auprès de Marcel Niat Njifenji du temps qu’il était vice-premier ministre et Dg de la Société nationale d’électricité.
Marcel Niat Njifenji voit le jour le 26 octobre 1934 à Bangangté dans la région de l’Ouest. Son père, infirmier fonctionnaire, et sa mère, agricultrice, sont tous deux originaires de Bangangté.
                           Parcours scolaire et académique
Il fait ses études primaires et secondaires à Bangangté jusqu’à 13 ans. Après le cours secondaire (devenu Collège classique et moderne mixte) et le Lycée général Leclerc de Yaoundé où, en 1954, il est lauréat du concours général de France et de l’Union française en histoire géographie. Il obtient son baccalauréat (mathématiques élémentaires) en 1955.
En France, il obtient une licence en sciences physiques et mathématiques à la Faculté des Sciences de Clermont-Ferrand. Puis le diplôme d’ingénieur de Supélec. Il fait partie de la première vague du retour d’étudiants camerounais
allés étudier à l’étranger.                                                                       Carrière civile et publique
Dès son retour au Cameroun, il est intégré dans la fonction publique le 31 décembre 1960, au grade d’ingénieur des ponts et chausséniaes et des services
techniques de l’État. Détaché le 6 décembre 1962 à l’Énergie Électrique du Cameroun (ENELCAM), il est Responsable du Bureau d’Études et à ce titre participe aux travaux de construction du barrage hydroélectrique d’Édéa III.
À la création de la Société d’Électricité du Cameroun (EDC) en 1965, il est nommé Chef du service Études et Travaux Neufs. À ce poste de 1965 à 1972, seront étudiés et réalisés sous sa conduite les premiers ouvrages de transport, de répartition et de distribution de l’énergie électrique et l’amorce de l’électrification rurale avec des techniques et des matériaux adaptés au contexte local.
Le 1er janvier 1973, il est nommé directeur général adjoint de l’EDC après avoir assumé quelque temps les fonctions d’attaché au directeur général chargé des études et de la programmation.
De mai 1974 à avril 1984 et de septembre 1989 à juillet 2001, il est directeur général de la SONEL (Société nationale d’électricité du Cameroun), société qu’il a créée sous les directives du Président de la République du Cameroun
en fusionnant les sociétés préexistantes dans le pays à l’instar de : ENELCAM,
EDC et POWERCAM.
Ainsi, à ces différents titres, il établit une programmation de l’électrification du Cameroun sur la base d’études du potentiel hydroélectrique, et des exigences de développement de la consommation et des objectifs du gouvernement.
Dans ce cadre, il participe à la réalisation d’importants ouvrages tels : Les Barrage de Bamendjing et Barrage de Bakaou ;Les réseaux de transport THT du Sud (RIS) ;La Centrale hydroélectrique de Lagdo construite par la coopération chinoise sur les études d’avant projet de la SONEL ;Les réseaux de transport HT du Nord, de Ngaoundéré-Garoua-Maroua ;l’électrification de plus de 2000 villes et villages du pays. Il quitte la direction générale de la SONEL en juillet 2001 et est remplacé par Mark. E. Miller, délégué par le groupe AES ayant racheté la Sonel.
                          Membre du gouvernementsalutation avec Paul Biya
Le 7 septembre 1990, Marcel Niat Njifenji fait sa première entrée au Gouvernement comme Ministre du Plan et de l’Aménagement du Territoire. Il cumule avec les fonctions de Directeur Général de la SONEL, poste qu’il occupe jusqu’au 26 avril 1991. Le 9 avril 1992, il est nommé Vice-premier
Ministre chargé des Mines, de l’Eau et de l’Énergie en gardant ses fonctions de Directeur Général de la SONEL.
                      Député, Maire
Élu député du RDPC dans le Ndé en 1992, l’ingénieur de l’École Supérieur d’Électricité de Paris, (Supelec) quitte son mandat de député pour continuer à exercer ses fonctions de Directeur Général de la SONEL qu’il cumule avec sa fonction de Vice-Premier Ministre. Membre du comité Central du RDPC, il est maire de la commune de Bangangté de 2003 à 2007.                           Sénateur et Président du Sénat.                                                                    A l’issue de la victoire du RDPC aux élections sénatoriales de 2013. Il est nommé sénateur du Cameroun le 8 mai 2013. Le 12 juin 2013, il est élu le premier Président du Sénat avec 86 voix sur 100. Homme social et de culture Marcel Niat Njifenji est membre fondateur et coordonnateur sur plusieurs années du Kum Ntsi et membre fondateur du CERCLE (Cercle de Réflexion pour l’Evangélisation du Ndé, Mbam et Inoubou, qui promeut l’évangélisation dans la Région et qui a fait traduire la liturgie en Medùmbà, ainsi que des « Club du 26 » et « Club du 5 » qui sont respectivement des associations des élites du Ndé et de la Région de l’Ouest. Il est également le père fondateur du festival Medumba qui, chaque année, draine du beau monde dans le Ndé. Agriculteur de renommé, il a réduit considérablement le chômage dans le Ndé en embauchant de nombreux jeunes dans ses plantations situées à Bantoum.
Au bout de tous ses efforts, l’Etat l’a gratifié de nombreuses distinctions notamment : Grand cordon de l’ordre du mérite ; Grand Officier de l’ordre de la valeur; Médaille d’honneur du travail en argent, vermeil et or; Commandeur de l’ordre de l’Araignée (Bamoun).

Par Bernard Tchami

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