Les élèves à l’école de la langue Medumba

Le 160ème séminaire d’enseignement et de recherche en langue Bamiléké Medumba (SERBAME) a été organisé à l’école publique Groupe II de Bangangté du 21 au 28 juillet 2017.

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       Pari réussi par le comité de langue et d’études pour la production des oeuvres Medumba (CEPOM). eleve medumbaNul souffle de vie ne pouvait prédire l’engouement et la ferveur populaire que prendrait le 160ème SERBAME. Tout est allé comme sur des roulettes. Le CEPOM était sur plusieurs fronts : Edéa, Yaoundé (ETIE, Yaoundé (matafen), Douala (Alfred Saker) et enfin Bangangté
avec au compte plus de 1000 séminaristes formés sur l’art, la culture et la langue Medumba.
Le mercredi 19 juillet 2017, plusieurs encadreurs se sont retrouvés autour de l’inspecteur de pédagogie chargé des SERBAME pour deux jours d’intenses travaux. De recyclage des enseignants. Ils ont été édifiés sur les innovations et l’évolution pédagogique. L’approche par les compétences simulées dans la pratique de l’enseignement a été adoptée. Le programme et les contenus d’apprentissage ont été distribués et commentés.
Le vendredi 15 juillet 17, la cérémonie d’ouverture présidée par l’Inspecteur Général Technique du CEPOM (IGT), M. Kuimi Tatchou Omer Destin a été le déclic pour le lancement du 160ième SERBAME. Les séminaristes sont venus des quatre coins du monde pour se ressourcer et
honorer le rendez vous de l’art, de la culture et de la langue Medumba. L’IGT souhaite la bienvenue à tous les apprenants et encadreurs; relève
l’objectif et les attentes du SERBAME et exhorte les séminaristes à ne s’exprimer qu’en langue MEDUMBA même pendant les heures de pause. Le directeur du CEPOM, M. DJOBIA Jean René, présent à la cérémonie est resté fidèle à luimême et a prodigué des conseils et encouragements aux séminaristes. Il leur a en outre recommandé :
1 – D’aller de l’avant afin que le flambeau du Medumba ne s’éteigne pas dans leurs mains. Nous devons donc dira-t-il « être responsable et sérieux car un enfant qui ne connait pas sa langue maternelle est comme un arbre sans racine ». Les premiers cours seront dispensés le même jour après la cérémonie d’ouverture. Deux experts en fabrication des meubles et objets
d’art en bambous et des toits en pailles ou en feuilles de raphia ont édifié les séminaristes pendant cette semaine sur les merveilles et les mystères
que cachent ces objets que nous retrouvons chez nous.
Sur le plan de la recherche académique,
deux candidats ont brillamment soutenu leurs travaux de recherche et ont convaincu le jury et le public venu très nombreux sur plusieurs points. Il s’agit des candidats KAMMBEM ARTHUR GATCHOU (ASM3) et KOUNDA MIREILLE
qui a eu le quitus du jury pour la rédaction de son mémoire de grand séminariste Medumba. Un autre pan du séminaire a été l’instant réservé à la danse traditionnelle par le groupe nommé ben skin basso qui a redonné la joie
aux séminaristes de vivre dans la tradition de chez nous.
Le secrétaire à l’informatique du CEPOM par ailleurs Directeur Technique du 160ème serbame, M TCHOUMI PANKWI Léopold a donné une formation rapide aux séminaristes à la mairie de Bangangté le vendredi 28 juillet 2017 et la remise du prix Tounda Marc aux deux premiers de chaque classe est
venue mettre un terme à cette semaine Il est à noter que même si le serbame gagne peu à peu en intensité et donne la joie de vivre encrée dans sa culture aux fils et filles medumba d’ici et d’ailleurs. Beaucoup de choses restent à faire ou à parfaire. Le cepom a gagné le pari de la mobilisation, de
l’enseignement et de l’animation culturelle. Cependant, il demeure une structure dépourvue de moyens financiers et logistiques nécessaire pour
mener à bien sa mission de résurrection, de vulgarisation et d’enseignement de l’art, de la langue et de la culture medumba.
Pour que l’action du CEPOM soit efficace et efficiente, tous les fils medumba d’ici et d’ailleurs doivent mettre la main à la pâte, soutenir avec la dernière énergie le CPOM afin que la flamme du Medumba rayonne de mille feux pour l’enracinement sans faille de nos enfants dans leurs cultures.

TCHANGA Edie Carles

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