BANGOUA :
la 66eme éditorial de la fête du macabo célébrée

0
416

Placée sous le parrainage de S.E Marcel NIAT Njifenji, la 66ème édition de la fête du macabo a été célébrée du 05 au 12 novembre 2017 sous le thème ‘’la refondation au service du développement ‘’.

C’est par la marche sportive et les actions communautaires que le rideau s’est ouvert sur le festival macabo, moment de rencontre festive, culturelle et de socialisation des enfants et amis Bangoua soucieux du développement. Au-delà des discours, l’on comprendra que l’histoire du macabo remonte  en novembre 1948, année de retour  du charismatique NONO TCHOUTOUO sur le trône de ses ancêtres, après 18 ans d’exil à Dschang.

Durant 11 jours et sous la présidence de soup souffo PENDJO Desolice Magloire, des innovations ont été apportées à cette édition.« Nous avons commencé par poser les jalons de cette commémoration nouvelle version en mettant un accent particulier sur l’éducation. Ainsi, à travers la commission scientifique et excellence scolaire,  nous avons tenu à primer tous les meilleurs élèves, les meilleurs enseignants de tous les établissements secondaire de Bangoua, les meilleurs établissements en terme de résultats scolaires etc. cette distribution des prix se veut désormais pérenne. Elle se déroulera chaque année à l’esplanade de la chefferie Bangoua. Il s’agit de susciter en nos enfants l’esprit de compétition, le culte de sacrifice pour un travail bien fait et pour des résultats toujours meilleurs. Dans cette mouvance, nous avons posé la première pierre de l’école maternelle bilingue au quartier Baloué. Nous avons pour ambition de couvrir d’ici 2021 chaque quartier de Bangoua d’une école maternelle bilingue. Dans le même élan, en plus de l’anglais dans les écoles primaires, nous élites Bangoua feront en sorte que l’apprentissage du mandarin dans les collèges et lycées devienne une réalité dira-t-il. Coté santé, les médecins spécialistes de tout bord étaient à Bangoua pour consulter les populations. Il s’agissait de les faire prendre en charge par les médecins spécialistes gratuitement puis faire suivre les cas jugés graves par  l’Hôpital protestant de Bangoua. Coté culturel, les danses traditionnelles n’ont pas été du reste ainsi que la visite des sites touristiques.

L’une des grandes attractions du macabo 2017 fut la danse des megne, les vertus de la paix et rite de fertilité. Cette danse n’est pas offerte à tous. Elle est réservée à ces femmes touchées par la grâce divine, laquelle leur a permis de mettre au monde en une seule gestation deux enfants ou plus. La parade en elle-même est une merveille. Cette danse ne s’exécute pas à toutes les occasions. Elle s’exécute lorsqu’une femme fait les jumeaux ou à la demande expresse du roi des Bangoua. Au moment où le Cameroun traverse des crises diverses comme celles dans la région du Nord-Ouest, les megne sont venus semer la paix et prôner les vertus  du vivre ensemble. Et pour cette 66ème édition de la fête du macabo, elles ont été encadrées par Mme NIAT Marcie, épouse du Président du Sénat. Entouré de ses pairs, Sa Majesté DJAMPOU TCHATCHOUANG Anick Julio a salué la présence massive des autorités à cette rencontre biannuelle qui met en exergue la culture, l’agriculture, l’art, bref le développement local.

Pour le roi, cette fête est aujourd’hui un prétexte pour le peuple Bangoua de partager son savoirfaire, savoir-être et son savoir-savant  avec d’autres communautés, le monde étant devenu un petit village planétaire. C’est en même temps un moment de méditation et de réflexion pour l’avenir du royaume. C’est dans cette optique qu’à l’occasion de cette édition, « nous nous sommes fixés les objectifs fondamentaux à atteindre avant, pendant et après cette édition, objectifs inscrits dans l’agenda 2021 du royaume comme l’indique bien le thème la refondation au service du développement. Nous sommes heureux que cette vision soit partagée conjointement par le bureau exécutif du macabo et celui du comité de développement et requiert l’adhésion sans faille de tout le peuple Bangoua.  Nous avons retenu sept principaux objectifs à savoir :  l’amélioration des conditions de vie des populations (accès pour tous à l’eau potable, à l’éducation, à la santé et à l’électricité), le renforcement de la cohésion sociale, la lutte contre l’insécurité, le renforcement de la couverture  végétale du groupement (reboisement, économie verte, écotourisme), la réduction du taux de chômage, la célébration grandeur nature du 70ème anniversaire du festival macabo, la célébration du 20ème anniversaire  de règne.  Tels sont les défis qui nous interpellent  tous et je compte comme à l’accoutumé sur la population, les élites de l’intérieur et celles de la diaspora, mécènes et partenaires pour l’atteinte de ces objectifs pour un Bangoua prospère. »

Un festival, une histoire : le Roi No’o TCHOUTOUO et les Bangoua du Moungo

L’immense histoire Bangoua nous apprend que Foh NONO TCHOUTOUO célèbre fondateur de la fête du macabo arrière grand-père du roi actuel DJAMPOU TCHATCHOUANG Anick Julio fût déporté à Dschang (Foto) par l’administration coloniale, le 18 décembre 1931. Il y séjournera pendant 18 ans, loin de son peuple. Pendant son séjour à Dschang, la communauté Bangoua du moungo lui apportait constamment du macabo pour sa nutrition. Le chef NONO TCHOUTOUO les nomma ‘’peuh makabou’’ c’est-à-dire les gens du macabo. Dès son retour, il célébra la première édition du macabo le 19 février 1949 puis tous les ans jusqu’à la fin de son règne en 1957. Depuis lors, cette fête est restée une identité, mieux u patrimoine historique pour les Bangoua. C’est ainsi que son successeur, Sa Majesté WANTONG NONO Zacharie poursuivit la célébration de la fête de macabo, faisant d’elle un rendezvous biennal avec à la clé la réalisation d’un projet.

Sa Majesté TCHATCHOUANG WANTONG Paul fit de même en organisant cette fête en 1995, 1997, et 1999.

Arrivée au trône en 2001, le roi DJAMPOU TCHATCHOUANG Anick Julio perpétue la tradition et depuis 2011 la fête du macabo est organisée en pompe tous les deux ans. L’édition 2017 sous le thème la refondation au service du développement en est une parfaite illustration.

La case patrimoniale de Bangoua, une mémoire bien conservée

Elle se dresse majestueusement sur l’esplanade de la chefferie Bangoua, un bâtiment en brique de terre rouge qui fait la fierté de tout un peuple. Inaugurée le 5 novembre 2011 à l’occasion de la fête du macabo, la case patrimoniale de Bangoua dont le thème d’exposition est ‘’art, chasse et tradition’’ est l’un des fruits du programme ’’Route des chefferies  dont l’objectif est la sauvegarde et la valorisation du patrimoine culturel et touristique des chefferies au Cameroun. Cette case est ainsi devenue un pole culturel et touristique qui permet aux populations de se réapproprier leur patrimoine tout en contribuant à leur développement socio économique.

Exit la 66ème édition de la fête du macabo, place aux préparatifs de la 67ème édition qui s’annonce avec beaucoup plus d’innovations.

                                                                                                          Mbatchou Hyacinthe

11A près la grande prière du vendredi 1er octobre 2017 à la mosquée centrale de Bangangté, les fidèles musulmans ont marqué un arrêt à la sortie de la prière et cela sous l’égide du grand imam de la place pour invoquer le très miséricordieux Allah afin qu’il veille davantage sur notre pays le Cameroun et son illustre Chef d’Etat, son excellence Paul BIYA.

Un moment très spécial de prière à laquelle ont pris part non seulement les musulmans, mais aussi les âmes éprises de paix, dont les autorités administratives, politiques, traditionnelles, et religieuses. Face à la situation trouble que traverse le Cameroun, la communauté musulmane du Ndé s’est mobilisée pour prier Allah contre toutes ces velléités sécessionnistes, confiant le Cameroun tout entier entre ses mains et condamnant les ambitions malveillantes des malintentionnés, afin que règne la paix dans notre pays. Il en a été de même contre la nébuleuse Boko haram. C’était un grand moment de recueillement, de piété pour les 3 régions du pays drôlement secouées.

L’imam a invité tous les fidèles de prier sans cesse pour le Ndé et le Cameroun tout entier, il a en outre exhorté les uns et les autres à la mobilisation, à la franche collaboration avec les autorités et à dénoncer toute manœuvre suspecte.

                                                                                                      André Louis De FEULA

AUCUN COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE