Obsèques de Tɑnù NANA YIMGA Pierre, 1er Vice-Président National du KǔmNtsi’ Mə̀dʉ̂mbɑ̀ à Bandiangseu

0
63

Allocution de M. YANKWA Martin, Directeur du festival Medumba

Mə̀dʉ̂mbɑ̀ – Mə̀dʉ̂mbɑ̀
-Révérend Pasteurs,
-Autorités Administratives, Politiques, judiciaires
et Municipales en vos
rang et grades,
-Peuple de Dieu ici rassemblé,


Il y a des moments dans nos vies où prendre la parole est très difficile. Ces moments, comme celui-ci où nous sommes obligés de témoigner, pour un patriarche, une bibliothèque ! Papa Pierre en était un. C’est avec une vive émotion que je prends la parole au nom de la grande famille du K
ǔmNtsi’Mə̀dʉ̂mbɑ̀ et au nom de son Président National Fondateur, le patriarche son Excellence NIAT NJIFENJI Marcel, pour vous souhaiter une chaleureuse bienvenue à cette cérémonie funèbre et vous témoignez notre gratitude de vous être
adjoint à nous afin que nous puissions rendre à ce héro de la culture, un hommage bien mérité. Plaise au Dieu de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ de veiller sur nous et de nous raccompagner chacun à la fin de cette cérémonie de la célébration de la vie de notre père. A la famille et surtout à maman NANA, nous vous rassurons de notre soutien dans ce moment par nos prières.
Mesdames et Messieurs, Il est difficile de trouver les mots justes pour traduire ce que l’on ressent en pareille circonstance. Personne ne peut remplacer une personne si chère. La disparition de Monsieur NANA YIMGA Pierre est une très lourde perte pour le M
əd̀ ʉm̂ bɑ.̀ Il faudra attendre longtemps pour que nous puissions voir éclore son remplaçant. C’est vrai que notre association doit traverser un moment de vide à cause de sa
disparition, c’est aussi vrai que le Saint-Esprit du Dieu vivant doit continuer à palier ce vide.


Monsieur NANA YIMGA Pierre

est l’un des pionniers du KǔmNtsi’ Mə̀dʉ̂mbɑ̀. Il a milité depuis la création; il fut un des artisans pour la marche de notre association, nous devons savoir que le Mə̀dʉ̂mbɑ̀ vient encore de perdre non seulement un membre de la première heure, mais un desresponsables national, celui là qui a œuvré corps et âme pour que vive cette association. À sa mort, il était le 1er Vice-Président National.

Il ne s’en est jamais éloigné. Même étant malade, il ne cessait d’appeler pour avoir les informations sur la marche de l’Association, et s’enquérir du bon fonctionnement dans son ensemble. Vous conviendrez avec moi que ce n’est pas facile de témoigner pour ce pionner de la première heure. Homme de principe et de caractère, doux et affectueux, c’était un homme d’une force et d’une vivacité d’esprit. Sa mort est une véritable perte. Il participait activement aux activités de notre association. Notre frère, notre papa, tu as milité avec nous, je dirai bien plus que nous car c’est depuis la création du Məd̀ ʉm̂ bɑ̀ que tu as opté défendre les valeurs de ta culture. En ce moment où tu nous quittes pour une autre dimension, nous te disons merci pour ton encadrement et tes conseils au
sein de notre association.
Cher Papa NANA et cher combattant de la culture, le K
ǔmNtsi’ Mə̀dʉ̂mbɑ̀ te souhaite un repos
éternel et que le Seigneur notre Dieu que tu craignais te reçoive dans sa paix et à nous revoir à la fraîche matinée de la résurrection et que ton âme repose en paix. Au nom de tous les membres du K
ǔmNtsi’ Mə̀dʉ̂mbɑ̀, au nom de son Président National Fondateur, Son Excellence NIAT NJIFENJI Marcel, j’adresse à la famille si durement éprouvée, nos vives condoléances. Vous allez continuez de compter sur nos prières qui seule est l’arme de tout croyant. Le Dieu seul saura combler le grand vide que laisse la disparition de
cette icône culturelle.
Que le Seigneur accompagne chacun de nous sans heurt sur le chemin retour.


M
ə̀dʉ̂mbɑ̀ – Mə̀dʉ̂mbɑ̀
Exécution hymne du Mə̀dʉ̂mbɑ

Témoignage
Le Directeur de publication d’Echos du Ndé inhumé !

Roch NYA NGATCHA lui rend hommage


« P. NANA YIMGA forever La presse camerounaise perd un des pionniers de la presse indé-
pendante. A échos du Ndé, le souvenir pour longtemps ne s’estompera pas, de si peu sur l’œuvre, de son Directeur de Publication. Enseignant de carrière, et chef d’établissement public, M. NANA YIMGA Pierre, avait à l’ouvrage, le cœur, la volonté et une détermination, qui le particularisait, diffuser les nouvelles et informations du Ndé, et dans les colonnes d’un journal dont il avait reçu la délicate responsabilité, de diriger. Intéresser, les citoyens proches et lointains, aux nouvelles et informations, sur la communauté Medumba.
Ainsi, avais-je rencontré le DP, et m’étais mis à sa disponibilité. Échos du Ndé, est cet organe de presse communautaire, nous en avions conscience, paraissant mensuellement, et qui dépendant de la qualité de travail dans ses colonnes (collecte et traitement des nouvelles), et la distribution (présence dans les kiosques à journaux), trouvera dans la diversité des lecteurs, son lectorat. Magazine de proximité, nous tenions à faire des numéros de la
parution de l’immeuble Entrelec, un journal possible de grand lectorat, convaincu que, échos du Ndé, a un champ approprié et, à atteindre à chaque sortie, ce public acquis lui est, attentif, « passionné ». Le DP s’y attelait ! Une des stratégies, au rayonnement du magazine, était la promotion dans ses colonnes, de la vie de plusieurs associations culturelles, et le rendu des nouvelles sur les activités des regroupements et des villages de la communauté Medumba. C’était, pour lui, un devoir.
Je me souviens, pendant mon activité et mon séjour à échos du Ndé, avoir bénéficié des rencontres mémorables et de part et d’autres, obtenu des entretiens et interview à l’occasion, accordées par de nombreuses illustres présidents des associations
existante et, fonctionnant dans la ville de Douala, et de certains autres dans la capitale, où en couverture, je faisais une descente. Puisque, dans chacune des éditions, du journal départemental du Ndé, le leitmotiv était de ne pas faire table rase, des nouvelles et informations associatives. Il accordait une place de choix, à la communication sur la vie associative et de voir dans la rubrique consacrée, la place occupée à la parution. Cette actualité spécifique diffusée doit aussi être, d’intérêt général. Nous notions, en plus de cela que pour atteindre toutes les composantes sociologiques de la communauté Ndé et Medumba, la parution doit adopter un caractère bilingue, français, anglais, et parfois même en medumba. L’homme P. NANA YIMGA qui depuis le 13 Janvier 2018, est rentrée dans la mémoire collective avait, à l’équipe dotée, au fonctionnement de notre journal, donné le goût du métier, et servi la fierté de l’exercer (être journaliste). Une nuit, toute entière passée à l’impression du journal, était pour moi une marque d’estime, et une véritable imprégnation, au métier. Le DP tenait à, faire connaitre toutes ses rouages, à son ami. En effet, Je me reconnaissais volontiers, dans cette posture. Et, par devoir, de temps à autres, en dehors des heures à la rédaction, je m’évertuais à lui rendre une visite. Et chaleureusement j’étais accueilli, dans son lycée et, encouragé par ses propos, dans le métier ; « c’est le tien » martelait-il ! La marque d’estime, renouvelait ma vitalité à toutes les occasions, quant je me confrontais à une épreuve de collecte d’actualité. J’ai par son attitude, affichée toujours la pensée, qu’il appréciait mon travail, et le même élan, dans lequel était notre effort, tant à la préparation et qu’à la sortie de chacune des parutions de notre journal, et de réaliser les résultats. « N’écris pas n’importe comment, c’est ton boulot. » je me l’entendais, me le dire. Rigueur dans le traitement de l’information, et l’agencement des phrases, il y veillait, et collégialement, entre les lignes, me le faisait apprécier, et le discerner dans l’approche et le style. Oui ! L’Homme me le faisait observer. Jamais je n’avais été, blâmé par lui, en sorte que je me demandais ce qui peut le faire prendre une attitude colérique. Me découvrant sans le savoir, alors qu’il me faisait des recommandations, « établi la différence, dans la manière de rendre les nouvelles sur une antenne, et dans les colonnes d’un journal pour mieux écrire. » Je suis et, je l’étais, en réalité déjà formé, pour la radio. Que c’était si beau, à échos du Ndé ! Adieu, Prof !
Je voudrais, maintenant que tu es appelé, au terme d’une vie assez bien rendu, te déclarer les passages du poème d’un auteur que tu as connu : « Vêtu de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté/ J’ai grandi à ton ombre, la douceur de tes mains bandait mes yeux/Et la beauté me foudroie en plein cœur comme l’éclair d’un aigle (…)/ Gazelle aux attaches célestes , les perles sont étoiles sur la nuit de ta peau. » L. S. SENGHOR, chantre de la né-
gritude. Le temps passe vite et, tu n’es plus du commun des mortels. Le temps réellement passe parfois très vite, qu’il surprendrait, plus d’un. Très longtemps de cela, nous n’avions plus eu l’occasion de nous rencontrer, et c’est, pendant que se projettent les fêtes de fin d’année et de nouvel an, que j’apprends la douloureuse nouvelle, de ton décès, M. NANA YIMGA, est décédé, de suite de maladie à Douala. On respire un peu, et on reprend le souffle, sinon peut-être que l‘on pourrait suffoquer. Mais, Le DP part, échos du Ndé vit, et se doit une existence, car les chemins lui ont été tracés, pour au milieu de la flopée des parutions, éditée au Cameroun et les publications journalistiques distribués, gagner l’estime du lectorat. Après des hommages mérités rendu, Il a été inhumé, le 13 Janvier 2018 à Bangangté. Le cœur serré, cœur vaillant, mon dernier article sur le DP, il ne le commentera pas avec moi, mais qui sait, si dans le lointain invisible tapis, les vainqueurs sur la vie, ne lisent pas ! Adieu Prof. C’était mon article pour toi DP, seulement ainsi rédigé, constituera t’il, la trame forte pour la continuation d’une œuvre, d’un travail que tu y a mis un terme. Personne n’a jamais pu contrecarrer la volonté énigmatique de Dieu. Adieu


prof. Adieu,
Adieu, M. P NANA YIMGA.

AUCUN COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE